Ce fascicule a la prétention de vouloir dire LA vérité - en fait, UNE vérité selon l'évangile de la Sainte Ecologie - aux Grenoblois qui fait abstraction de bien des sujets concernant la vie quotidienne des Grenoblois, et surtout qui de toute évidence tronque la vérité sur les chiffres concernant certaines périodes.
Par exemple, aucuns chiffres concernant les impots locaux, qui avaient fortement diminués entre 1983 et 1995, lorsque la Droite était au pouvoir, et qui n'ont pas cesser d'augmenter depuis 12 ans en raison d'une véritable politique de racket fiscal au niveau du stationnement, après avoir remis payants tous les parkings qui étaient gratuits avant 1995, et surtout en subventionnant des projets dont certains n'avaient pas nécessité d'avoir lieu en concommitance avec d'autres : Etait-ce bien utile de faire en même temps le Stade d'Agglomération - qui en est actuellement au bas mot à 100 Millions d'Euros alors qu'il n'est pas encore terminé - et la troisième ligne de tramway C - qui a couté plus de 500 Millions d'Euros TTC ? Sans compter dans tout celà que le tracé de cette troisième ligne de tramway aurait pu être moins chère parce que plus court : A quoi celà sert-il de l'avoir fait passer devant la Mairie de Grenoble, sinon pour le seul prestige de Michel Destot ? A rien : 1 ) Ce détour inutile par la Mairie de Grenoble a augmenté le coût de la ligne. 2 ) En ne desservant plus le Boulevard Clémenceau, elle contribue à faire mourir le petit commerce de proximité. 3 ) En passant devant la Mairie de Grenoble, lorsque le Stade des Alpes - puisque c'est desormais officiellement son nom - sera opérationnel, celà va provoquer d'énormes embouteillages de circulation à l'entrée, mais surtout à la sortie des matchs, puisqu'à partir d'une certaine heure avancée de la soirée, les tramways ne circulent plus.
Si vous ajoutez à celà que le nombre de places de parkings prévues a été divisée par deux parce que la nappe phréatique ne permet pas d'aller au-delà de deux niveaux en sous-sol - au lieu de quatre initialement prévus - vous aurez une belle pagaille en perspective les soirs de matchs, sans compter les nuisances sonores et visuelles pour les voisins qui ont besoin de se lever tôt le lendemain pour se rendre à leur travail.
Ce que les écologistes ne disent pas non plus dans leur fascicule en s'élevant contre le projet de la Rocade Nord - le tunnel sous la Bastille - c'est que ce projet a été à l'initiative de la Municipalité d'Hubert Dubedout - Maire socialiste de Grenoble de 1965 à 1983 - en 1973 et que celà fait donc bientôt 35 ans que des études sont établies sur ce projet de faisabilité, études payées , bien sur , au moins en partie par les impots des Grenoblois.
Il fallait donc bien qu'un jour ou l'autre une décision soit prise pour que ce projet puisse enfin aboutir, et sans vouloir polémiquer, on peut rendre hommage à André Vallini, Président du Conseil Général de l'Isère, d'avoir pris la décision de vouloir faire avancer le projet par une consultation citoyenne, même si cette dernière est qualifiée de " bidon " par les écologistes.
Même si le tracé actuel de la Rocade Nord, retenu par le Conseil Général, est loin de faire l'unanimité, notamment dans certaines communes, comme La Tronche, il a au moins le mérite de faire avancer le débat : La critique est aisée, mais l'art est difficile. Il faut convenir de la nécessité de la Rocade Nord en essayant de se mettre à la place de tous ceux et celles qui chaque matin sont confrontés à des heures d'attentes interminables dans des kilomètres de bouchons sur l'axe Saint Martin le Vinoux - Meylan ( ou inversement ) sur la Rocade Sud parce qu'ils n'ont pas d'autre moyen de se rendre plus vite sur leur lieu de travail.
Qui plus est cette situation n'incite pas les investisseurs à venir apporter leur savoir-faire et leurs compétences sur les sites futuristes d'Inovallée, de la ZIRST de Meylan ou des Nanotechnologies à Crolles, ou de MINATEC à Grenoble, qui sont créateurs d'emplois.
Tout celà devrait inciter les Grenoblois à bien réfléchir sur les choix qu'ils feront les 9 et 16 mars 2008 qui engageront leur avenir pour 6 ans.